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[Where would we be ?]

[Where would we be ?]
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Bien, suite à la pression subie depuis la publication de mon dernier article, je suis dans l'obligation de raconter à nouveau une ribambelle de détails insignifiants et inintéressants sur ma vie et les petites choses-toutes-mimi-kawaïï qui la constituent.

*SI VOUS AVEZ MANQUE LES EPISODES PRECEDENTS : après la péricardite qui a failli me coûter la vie, je fus malencontreusement dans l'obligation de quitter mon job d'opérateur téléphonique pour en prendre un beaucoup plus épanouissant et confortable, à savoir agent commercial dans une banque très côtée de l'hexagone. Après un mois passé dans une première agence située près des Champs-Elysées, mes supérieurs hiérarchiques n'apprécièrent plus mes résultats financiers hors du commun. Ils décidèrent d'un mesquin accord de m'envoyer dans une agence pourrie du fin fond du XVIIIème arrondissement, où j'ai 10 fois plus de boulot
et 5000 fois plus de clients relou / retardés / incapables.
Jeanne & moi sommes désormais installés dans la villa tant convoitée, et tout se déroule bien, nous buvons des cocktails dans la véranda, les rayons du soleil caressant nos joues lors des soirées de ce début d'été. On passera tout le mois d'Août ensemble chez moi, bourrés (soulignons-le) la plupart du temps. Je ne suis plus un VilleJuifien. Je me suis mis dans la tête de commencer ma propre collection de vinyles, et je dépense mes euros durement gagnés dans des raretés introuvables à part sur eBay (nb : j'ai compris comment ça marche, d'ailleurs), David Gilmour m'ayant officiellement invité à les écouter sur sa platine Hifi. Je suis toujours fan de Steven Wilson. Ma soeur est passée en couverture du Nice Matin, perchée sur les épaules du sosie officiel de Dave Grohl et mangeant du Nutella. J'ai ouvert un MySpace, dont les visites crèvent le plafond. J'ai fini Metal Gear Solid pour la première fois depuis 1999. J'ai bousillé mon iBook, je vais acheter un MacBook à la fin du mois, et j'emmerde tous ceux qui vont me traiter de bourges, c'est pas parce que vos parents sont au chômage que vous devez détester les gens qui bossent.
Je ne vous épargnerai évidemment pas l'éternelle sélection musicale, j'écoute donc en rotation lourde le nouvel album de Children Of Bodom, un millier de trucs de Porcupine Tree, le dernier single de Sebastien Tellier, quelques albums de Air, le dernier Autechre, tous les Bass Communion, du Mùm et du NIN, et enfin du Prince quand je marche dans le métro comme un bogoss.

(Attention:certainespartiesdecequevousvenezdeliren'estpeutêtrepasarrivé.)

Mais à part ça.. Je n'ai d'autre choix que de répéter ce que je disais déjà y'à quelques temps : difficile de tenir un blog (le minimum syndical, j'entends) alors qu'on a un job et que toutes les choses qu'on faisait avant et qui paraissaient gigantesques deviennent insignifiantes. J'essaye de me balader dans Paris avec un café Starbucks et un album de Bjork pour savoir si je suis réellement devenu un Parisien. Hé ben non. Je me fais à cette ville, j'y trouve des attraits, mais impossible de prendre une guitare, de rouler 25 km pour trouver un champ dans lequel jouer pendant des heures en effrayant toutes les vaches (non, je n'ai jamais fait ça). C'est gris, triste, les gens sont vraiment -VRAIMENT- à part, des dizaines de moutons qui suivent le cours de leur vie en se disant que de toute façon, c'est perdu d'avance, et que rien ne sert de se bouger le cul puisque la télé est presque gratuite.
Putain, je fais vraiment des articles sans fond pour vendre.

Hoho, mon envie d'arrêter d'écrire reprend. Je vais don...

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And we could just talk for a while
Of where we would be when the future comes,
And how you would paint while I wrote my songs.

# Posté le jeudi 03 avril 2008 16:14

Modifié le jeudi 03 avril 2008 17:02

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